Constat

Ce sont les questions pertinentes d’enfants qui nous ont poussées à revisiter nos connaissances et nous réinterroger !

Dans les décennies à venir, « l’adaptation en climat changeant » sur des territoires est une question importante quant à l’équilibre sensible de la SANTE des espèces végétales et animales, mais également, des subtils liens de dépendances qu’elles peuvent avoir entre elles. Dès lors, notre socle culturel autour de la diversité du vivant et de son histoire évolutive passée et future, est-il bien partagé par tous pour préparer le défi du changement qui est posé au vivant * et trouver ensemble des solutions de développements décarbonés ?

Aux contacts des publics et particulièrement des enfants, nous constatons, par nos professions, qu’il existe des malentendus, des confusions ou de l’ignorance relatifs à l’appréhension du temps d’évolution du vivant et de la parenté des espèces. Mais aussi, quant à l’interprétation des mots « Adaptation »**, ou « Lutte pour l’existence » et enfin, de l’idée que tout-un-chacun se fait du statut de notre propre espèce dans la nature. Ce sont les questions d’enfants qui nous ont poussées à revisiter nos connaissances et nous réinterroger.

Ces notions confuses liées entre elles, sont dans nos sociétés le creuset d’une pensée naïve où l’Homme continue, malgré nos connaissances scientifiques, à s’extraire paradoxalement du « TEMPS » du vivant, ou à se penser « le plus fort » ou au sommet de la nature ; il s’imagine alors, L’ESPECE la plus aboutie et finalement l’espèce capable de s’adapter en toutes circonstances. Il a malheureusement oublié plusieurs choses :

1) la longue histoire transformiste et ascendante d’un chemin évolutif qui a progressivement pris plusieurs trajectoires au cours des 3.8 milliards d’années passées pour offrir au tissu vivant de notre planète environ 2 millions d’autres espèces cousines ;

2) les relations de dépendances qu’il entretient directement ou indirectement avec les autres espèces sauvages et domestiques ;

3) sa propre réalité biologique et les contingences qui lui sont associées (réalité de l’Homme qui dans sa grande proportion, né en ville, méconnaît de plus en plus les vies de la campagne, de la forêt, de la montagne, du littoral, de l’océan … de la nature).

C’est du constat généré par les questions merveilleusement pertinentes des enfants que nous avons compris que nos sociétés se préparaient très mal au défi qui nous est posé.

Notre association a donc décidé dès les années 2000, et en tant, qu’acteur de la société civile, de participer à la conservation de l’extraordinaire potentiel de la diversité biologique en partageant auprès du plus grand nombre :

1) une nécessaire connaissance d’histoire des sciences et des idées naturalistes,

2) nos réflexions, nos propositions et solutions de médiation scientifique.

*Dont nous faisons partie !

** Ce mot « ADAPTATION » trompe dommageablement notre espèce, sur notre façon d’appréhender le défi de notre « fameuse et exceptionnelle capacité d’adaptation au changement climatique » et des solutions que nos sociétés doivent impérativement trouver collectivement. Trois sens de ce  » mot piège « , sont identifiés à partir de la remise en cause par les enfants de notre langage d’adulte qui est imprécis et source de confusions. Ces sens sont identifiés , définis, puis distingués entre eux par les propositions de deux synonymes complémentaires qui devraient nous le pensons éclaircir les échanges avec tous les publics et permettre tous ensemble de relever le défi qui nous est posé .

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